Paris et le premier dictionnaire anglais-irlandais
Le CCI et l’Ambassade d’Irlande présentent le « Begly Dictionary », imprimé à Paris en 1732, dont un rare exemplaire rejoint la Bibliothèque patrimoniale du CCI.
Paris et le premier dictionnaire anglais-irlandais
Le lancement de An Foclóir Nua Gaeilge par Foras na Gaeilge en 2025 constitue une étape décisive dans l’histoire de la langue irlandaise. Il s’agit du premier grand dictionnaire monolingue irlandais de notre époque, et du premier dictionnaire irlandais à paraître exclusivement en ligne et non sous forme imprimée.
Quelque trois cents ans plus tôt, Paris était le témoin d’un autre jalon important de la lexicographie irlandaise. The English Irish Dictionary. An Foclóir Béarla Gaoidheilge y fut publié en 1732, écrit par Conchobhar Ó Bealgaoich assisté d’Aodh Buí Mac Cruitín. Communément appelé « Begly Dictionary », il fut le tout premier dictionnaire anglais-irlandais au monde.
Cette exposition virtuelle retrace l’histoire fascinante de cet ouvrage fondateur, à l’occasion de la remise d’un exemplaire rare au Centre Culturel Irlandais.
Páras agus an chéad fhoclóir Béarla-Gaeilge riamh
Contexte
L’histoire du « Begly Dictionary » est intimement liée à celle du Collège des Irlandais de Paris, dont les origines remontent à 1578, lorsqu’un petit groupe de six étudiants ecclésiastiques se réunit au Collège de Montaigu, aujourd’hui site de la Bibliothèque Sainte-Geneviève. Cette communauté se développa au cours du XVIIe siècle, alors que l’Irlande traversait une période d’immenses bouleversements politiques, religieux et sociaux que le poète Dáibhí Ó Bruadair appela « tonnbhriseadh an tseanaghnáthaimh » (« le renversement violent de l’ancien ordre »). L’ancienne noblesse gaélique, après avoir subi une défaite militaire face aux forces de la Couronne anglaise, s’enfuit vers l’Europe pour chercher de l’aide, sans jamais revenir. Après cette Fuite des Comtes (« Flight of the Earls »), l’emprise du pouvoir colonial sur l’Irlande se resserra et la répression s’intensifia. Le gouvernement anglais introduisit une série de lois pénales comprenant notamment l’interdiction de l’enseignement catholique en Irlande. En conséquence, les collèges irlandais en Europe gagnèrent en nombre et en importance. À la fin du XVIIIe siècle, plus d’une trentaine avaient été fondés à travers toute l’Europe, notamment le Collège Saint-Antoine de Louvain en 1607, où les franciscains publièrent des livres irlandais en caractères d’imprimerie gaéliques. Mais, comme le souligne l’historien Liam Swords, « parmi ceux-ci, Paris fut le premier et le plus important, accueillant le plus grand nombre d’étudiants irlandais poursuivant leurs études à l’étranger. »
Illustration d’un étudiant du Collège irlandais de Rome au XVIIIe siècle, extraite du "Catalogo degli ordini religiosi della chiesa militante espressi con imagini..." (1742) de Filippo Buonanni.
Source : Archive.org, domaine public.
L’irlandais était alors la langue du peuple et du clergé en Irlande, à l’exception de certaines régions du Leinster, à l’est. L'Église catholique irlandaise y voyait donc un rempart essentiel contre les tentatives de propagation du protestantisme en Irlande. Le premier livre publié en irlandais fut toutefois un catéchisme imprimé en 1571 avec le soutien d’Élisabeth Ire d’Angleterre, dans le but de convertir les Irlandais à la foi réformée.
L’impression de livres religieux catholiques étant presque impossible en Irlande, les collèges irlandais en Europe cherchèrent à assurer ce rôle. Ils devinrent des foyers d’activité intellectuelle et littéraire de la Contre-Réforme, et l’édition en irlandais prospéra sur le continent. Le Collège irlandais de Louvain était déjà pionnier à cet égard : les franciscains y imprimaient et publiaient des livres en irlandais depuis 1611. Il s’agissait principalement d’ouvrages religieux et de catéchismes, mais aussi le Foclóir nó sanasán Nua de Míchéal Ó Cléirigh en 1643, le tout premier dictionnaire irlandais jamais publié.
Un extrait de l'« Irish Primer », manuel rédigé à l'intention d'Élisabeth Ire, qui donna l'élan à la publication de nombreux ouvrages parmi les premiers imprimés en irlandais.
Source : Wikimedia Commons, domaine public.
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Un timbre irlandais de 1944 représentant Mícheál Ó Cleirigh, historien, scribe et auteur du premier dictionnaire irlandais à Louvain en 1643.
Source : Wikimedia Commons, domaine public.
Tout au long du XVIIIe siècle, le Collège des Irlandais de Paris, alors situé au Collège des Lombards, prit une place plus importante dans le domaine de l’édition. Un catéchisme irlandais d’Aindrias Ó Duinnshléibhe, préfet du collège, parut en 1742, tandis que l’Irish-English Dictionary de John O’Brien, évêque de Cloyne et ancien élève, fut publié à Paris en 1768. Mais le premier de ces ouvrages fut le « Begly Dictionary » en 1732. Cet ouvrage et tous ceux émanant de cette communauté, soulignent le rôle prépondérant de Paris dans ce domaine.
Dans la bataille pour l’esprit de l’Irlande, pendant plus de deux cents ans, le Collège des Irlandais de Paris a été primordial.
Liam Swords, Irish College Paris, 1985.
Les auteurs
Le « Begly Dictionary » tient son surnom de son auteur, Conchobhar Ó Beaglaoich, secondé dans son travail par Aodh Buí Mac Cruitín, bien que la nature exacte de cette collaboration reste incertaine. Ó Beaglaoich était un prêtre qui vivait à Paris, rattaché au Collège des Lombards. Hormis ces quelques informations, on sait peu de choses sur sa vie. Selon certains chercheurs, il aurait été docteur en théologie à la Sorbonne et aurait exercé dans la paroisse de Saint-Germain-l'Auxerrois dans le premier arrondissement.
« Saint-Germain-l'Auxerrois à Paris », huile sur toile, 1867, Claude Monet (1840-1926).
Source : Alte Nationalgalerie, Berlin ; via Wikimedia Commons, domaine public.
Uniforme et drapeau du régiment irlandais de Clare en 1690, tels que représentés dans « Uniformes militaires, où se trouvent gravés en taille-douce les uniformes de la Maison militaire du Roi » (1772), Claude-Antoine Littret de Montigny. Aodh Buí Mac Cruitín fut enrôlé comme soldat dans ce régiment durant un an.
Source : Bibliothèque nationale de France, gallica.bnf.fr
Mac Cruitín était un poète, écrivain et enseignant né dans le comté de Clare, à l'ouest de l'Irlande, vers 1685. Après avoir travaillé sous le patronage de nobles familles gaéliques locales, il s'installa à Dublin vers 1713, où il rédigea en 1717 . A brief discourse in vindication of the antiquity of Ireland. Cet ouvrage aurait contrarié les autorités de Dublin et conduit à son emprisonnement illégal pendant un an.
En 1728, alors qu’il séjournait au Collège irlandais de Louvain, il publia The elements of the Irish language grammatically explained in English Il s'engagea ensuite comme soldat dans l'armée française au sein du Régiment de Clare. Après avoir quitté l'armée en 1729, il se rendit à Paris où il participa à la préparation du dictionnaire. En 1738, Mac Cruitín, de retour dans son comté natal de Clare, dirigea une école jusqu'à sa mort en 1755.
« The Intaglio Printers » (1642) d'Adrian Bosse représentant une scène dans une salle d'impression.
Source : Wikimedia Commons, domaine public.
L'impression du dictionnaire
Le dictionnaire compte 717 pages et a été imprimé par Jacques Guérin, ou « Séamus Guérin » comme son nom apparaît sur la page de titre. À cette époque, son imprimerie se situait sur le quai des Augustins. En 1730, Ó Beaglaoich fit fondre un caractère d'imprimerie gaélique tout spécialement pour le dictionnaire, à la fonderie Loyson à Paris. Il est possible que celui-ci ait été inspiré de l’écriture gaélique d’Aodh Buí Mac Cruitín, bien que certains suggèrent qu’il s’inspire de celle d’Ó Beaglaoich. Le seul autre ouvrage dans lequel ce caractère gaélique apparaît est le catéchisme d’Ó Duinnshléibhe, également imprimé par Guérin. On ignore combien d’exemplaires du dictionnaire furent produits, mais le livre est aujourd’hui extrêmement rare.
Exemple de caractères gaéliques de la fonderie Loyson, tiré de « Épreuve des caractères de la fonderie de Loyson et Briquet » (1751).
Source : Bibliothèque nationale de France, gallica.bnf.fr
La page de titre de l'ouvrage d'Aindrias Ó Duinnshléibhe intitulé « An Teagasg Críosduidhe do réir ceasda agus freagartha... » (1742)
Textes liminaires
Le dictionnaire contient une dédicace en latin à l'Abbé de Vaubrun : mécène important de la communauté irlandaise à Paris, il finança des travaux au Collège des Lombards ainsi que la construction de sa chapelle. On y trouve également une épigramme en latin rédigée par Patrick Trant, un érudit d'origine irlandaise membre de l'Académie royale des sciences. Il loue Ó Beaglaoich pour ses efforts visant à faire revivre la langue d’Irlande et l’ancienne religion (c’est-à-dire le catholicisme), dont l’Irlande semblait avoir oublié les sonorités.
Dédicace en latin du « Begly Dictionary »
Église Saint-Éphrem-le-Syriaque, rue des Carmes, seul vestige de l'ancien Collège des Lombards.
Photo: Guilhem Vellut / CC-BY
Epigramme de Patrick Trant
La préface en anglais, très probablement écrite par Ó Beaglaoich lui-même, donne un aperçu essentiel de sa motivation à publier cet ouvrage et des attitudes contemporaines à l’égard de la langue. Ó Beaglaoich défend la langue irlandaise, qui a été « jusqu’ici dénigrée et ridiculisée par les Anglais », et déplore qu’elle n’ait pas eu la chance de s’épanouir comme « la plupart des autres langues d’Europe ». Il estime néanmoins que l’irlandais est « plus riche et plus élégant dans l’expression [et] plus harmonieux et plus musical dans la prononciation » que ces autres langues.
Les Irlandais, bien qu’ils aient connu un déclin au cours des 500 dernières années… ne se trouveront inférieurs à personne.
Cependant, les Anglais ne sont pas les seuls responsables du déclin de l’irlandais. Ó Beaglaoich pointe fermement du doigt les Irlandais eux-mêmes, qui « peuvent si étrangement négliger de cultiver et d’améliorer une langue vieille de plusieurs milliers d’années ». Il espérait que son ouvrage aiderait les Irlandais à « se relever de leur erreur ». Compte tenu du nombre considérable d’anciens manuscrits irlandais qui avaient survécu aux guerres de l’Irlande contre « les Danois [Vikings] et les Anglais », il estimait :
La noblesse irlandaise dispose donc encore de suffisamment d’occasions pour restaurer et préserver sa langue maternelle, et n’a par conséquent aucune excuse valable si elle continue à la négliger honteusement.
Ó Beaglaoich envisageait de publier davantage de livres en irlandais, notamment un dictionnaire irlandais-anglais, mais il n’en eut pas l’occasion.
Un poème d’Aodh Buí Cruitín suit cette préface et occupe les deux pages suivantes ; fait remarquable, il s’agit du seul poème en langue irlandaise imprimé au cours du XVIIIe siècle. Tout comme la préface du « Begly Dictionary », il s’adresse lui aussi à la noblesse irlandaise : Mac Cruitín les exhorte à se réveiller de leur torpeur et à redécouvrir les merveilles de leur langue maternelle. Il compare l’abandon de la langue ancestrale à une grave maladie ou affliction :
A Uaisle Éireann áile ... tréigid bhur dtromshuan ... Tróm an téidhmse a thárlaidh dhaoibh, idir mhnáibh agus mhacaoimh, ar séanadh seanrádh bhur sean. Cómhrádh soluis bhur sinnsear.
Et il loue l’auteur comme un Irlandais patriote et noble dont l'ouvrage contribuera à faire revivre la langue :
Conchubhar Caomh Ó Beaglaoich ... duine uasal Éireannach, do bháigh le hInis Éilge, do dhail glanchlódh Gaoidheilge, d’aithbheodhadh ár dteanga tráth…
À partir de 1701 et jusqu’à la Révolution, tout livre publié en France devait être soumis à l’examen du censeur royal, qui donnait alors l’approbation du roi pour que le livre soit imprimé. Notons que les exemplaires destinés au marché irlandais ne comportaient pas cette marque d’approbation royale, sans doute par crainte de contrarier les autorités anglaises en Irlande.
Le texte
Le dictionnaire compte plus de 15 000 entrées en anglais accompagnées des traductions en irlandais, ainsi qu’une version de la grammaire irlandaise que Mac Cruitín avait publiée en 1728. Ó Beaglaoich nous indique qu’il s’est inspiré de deux dictionnaires antérieurs de « Boyer et Baily » et il a depuis été démontré qu’Ó Beaglaoich s’est largement appuyé sur la deuxième édition du dictionnaire bilingue français-anglais d’Abel Boyer de 1729 (« le Dictionnaire royal ») pour structurer son propre ouvrage. Le champ réduit des mots répertoriés a été critiqué par certains chercheurs et, compte tenu du parcours d’Ó Beaglaoich, il n’est pas surprenant que la terminologie religieuse y soit particulièrement représentée.
Néanmoins, bien qu’il se fonde sur la langue contemporaine plutôt que sur des textes anciens, ce dictionnaire nous offre un aperçu fascinant de l’irlandais du XVIIIe siècle et de son évolution. Ó Beaglaoich avait parfois tendance à donner une explication en irlandais pour des mots qui n’existaient pas encore dans la langue à l’époque. Un bon exemple est le terme « zest », qui contient d'ailleurs l'une des premières occurrences du mot désignant une orange (« aráiste ») en irlandais :
Croicionn aráiste ar na fhásgadh a ngloine fhíona agas fós, chum deaghbhlais do bheith air.
[Le zeste d’une orange pressé dans un verre de vin pour lui donner de la saveur]
Abel Boyer
Le lexicographe français Abel Boyer, auteur du « Dictionnaire royal » sur lequel Ó Beaglaoich a fondé son ouvrage. Cette image de Boyer est tirée de « General biography... » (1818) de John Aikin et William Enfield.
Source : Archive.org, via Wikimedia Commons.
L’entrée consacrée au mot « potatoe », cette culture si importante dans l’histoire de l’Irlande, mérite également qu'on s'y arrête. Aujourd’hui orthographié de diverses manières — práta, fata ou préata, selon le dialecte —, Ó Beaglaoich en donne la traduction ou la définition suivante :
Rúitidhe is maith le a nitheadh potátaoi.
[Une racine bonne à manger (c'est) la pomme de terre]
Le sport figure également parmi les entrées : « taper dans un ballon » se dit « liothroíd [sic] do chosadh, nó do phreaba le cois ». Quant au joueur de hurling, il est désigné à la fois par « teilgtheoir » (en irlandais moderne, un lanceur ou un tireur) et par « iománuighe » (aujourd’hui orthographié « iománaí » et signifiant toujours un joueur de hurling !).
Ó Beaglaoich inventa de nouveaux termes pour désigner des mots tels que « banquier » (« stórchúmhduíghtheoir »), qui ont depuis été supplantés par un mot emprunté à l'anglais (« baincéir »). Sa traduction de l'expression anglaise « I smell a rat » (« anguille sous roche ») ou « Atáim amhrasach ar nídh » a toutefois résisté à l'épreuve du temps : le Dictionnaire anglais-irlandais de 2013 l'a traduit de la même manière par « bheith san amhras/amhras a bheith ort ».
Et si l’amour est éternel, grá(dh) l’est aussi ! Ó Beaglaoich traduit l’irlandais de « Je t’aime de tout mon cœur » par « Ata grádh mo chródhe agam dhuit ».
Source: Centre Culturel Irlandais, Bibliothèque patrimoniale.
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Influence et héritage
Le dictionnaire d’Ó Beaglaoich et Mac Cruitín fut novateur en ce sens qu’il fut le premier dictionnaire irlandais à adopter une approche bilingue. Malgré ses défauts, il resta un ouvrage de référence important pendant des décennies ; ce n’est qu’en 1814 qu’un autre dictionnaire anglais-irlandais de ce type fit son apparition. Il est difficile d’évaluer l’ampleur de son influence, compte tenu du manque d’informations sur le nombre d’exemplaires imprimés et leur diffusion. Nous savons toutefois qu’il a été cité par d’autres lexicographes irlandais du XIXe siècle. Il a peut-être également encouragé John O’Brien à publier son dictionnaire irlandais-anglais à Paris en 1768, bien que ce dernier ne mentionne pas le « Begly Dictionary » comme source.
Grâce au travail des nombreux successeurs d’Ó Beaglaoich et de Mac Cruitín, ainsi qu’à l’important travail accompli par Foras na Gaeilge ces dernières années, les locuteurs et apprenants de l’irlandais ont désormais accès à des ressources lexicographiques incomparables. S’exprimant lors du lancement du nouveau dictionnaire irlandais à Dublin en décembre 2025, la présidente irlandaise Catherine Connolly affirmait :
Is comhartha dóchais é an foclóir seo, dóchas go bhfuil borradh faoin nGaeilge, dóchas go bhfuil daoine ag iarraidh í a labhairt mar ghnáth-theanga laethúil. Dóchas go mairfidh sí i bhfad inár ndiaidh.
[Ce dictionnaire est un signe d’espoir, l’espoir que notre langue soit florissante, l’espoir que les gens souhaitent la parler au quotidien. L’espoir qu’elle survive longtemps après nous.]
Le « Begly Dictionary » a vu le jour dans un contexte politique et linguistique très différent, sans aucun soutien gouvernemental et en faisant même face, en Irlande, à une hostilité considérable de la part des autorités. Il n’en demeure pas moins un signe d’espoir ainsi qu’un acte de foi dans la survie de la langue irlandaise et sa prospérité à l’avenir en tant que langue vivante. Aujourd’hui, ce dictionnaire rappelle l’importance historique de Paris et de l’Europe dans la concrétisation de cet espoir. Il constitue une source d’inspiration pour tous ceux qui continuent à œuvrer pour faire progresser l’irlandais sur notre continent.
La présidente Catherine Connolly s'exprimant lors du lancement d'An Foclóir Nua (Le nouveau dictionnaire irlandais) en décembre 2025.
Source : Foras na Gaeilge
Direction scientifique : Darragh Ó Caoimh, enseignant de gaélique irlandais au Centre Culturel Irlandais.
Avec le soutien du Centre for Irish Language at Maynooth University, Irlande (Lárionad na Gaeilge, Ollscoil Mhá Nuad)
Traduction par le CCI.
Pour aller plus loin :
Le Dr Micheál Hoyne (School of Celtic Studies, Dublin Institute of Advanced Studies) a co-signé l'ouvrage « Clóliosta: Printing in the Irish language, 1571–1871, an attempt at narrative bibliography » (2020). Écoutez ici son intervention sur cet ouvrage incontournable consacré à l'histoire de l'édition en irlandais.